Le mois de mars 2026 a rendu son verdict, mais Ă Saint-Vincent-de-Mercuze, l’effervescence Ă©lectorale semble loin de s’essouffler.
Avec une élection serrée :
đą 54% pour la liste “POUR SAINT VINCENT”
đ 46% pour “RĂ©unissons les Rutissons”
⊠notre village entre dans une configuration politique inédite.
đ L’Ă©mergence d’une opposition structurĂ©e
Le mois d’avril a Ă©tĂ© marquĂ© par la distribution dans nos boĂźtes aux lettres de la “Bulle Rutissonne N°1”.
Ce bulletin trimestriel marque la transformation du collectif de campagne Réunissons les Rutissons en une association pérenne.
đ Ce n’est plus seulement une liste d’opposition, mais une structure organisĂ©e qui se met en place :
𧩠Sept commissions thématiques
Urbanisme, santé, environnement, etc.
Des groupes de travail ont été créés pour suivre les dossiers municipaux.
đ¶ Une adhĂ©sion payante
Une cotisation de 20⏠est dĂ©sormais demandĂ©e pour rejoindre l’association RĂ©unissons les Rutissons, marquant une volontĂ© de se doter de moyens propres.
đŹ Un rĂŽle de “relais”
L’association RĂ©unissons les Rutissons propose d’ĂȘtre le point de contact pour les questions des habitants, une fonction traditionnellement rĂ©servĂ©e aux Ă©lus de la majoritĂ©.
âïž Transparence ou confrontation ?
Le premier numĂ©ro de ce bulletin “Bulle Rutissonnes N°1, ne manque pas de piquant.
Il met notamment en lumiĂšre plusieurs points techniques du premier conseil municipal :
đ° Le coĂ»t des Ă©lus
Les montants nets des indemnités du maire et des adjoints y sont détaillés.
đ Les dĂ©lĂ©gations
L’association s’interroge sur les 31 dĂ©lĂ©gations accordĂ©es au maire, notamment sur :
- la gestion des appels d’offres
- les droits de préemption immobiliers
đŁïž La gouvernance
Le texte dĂ©plore un “silence radio” de la majoritĂ© face aux demandes de collaboration de la minoritĂ©.
â ïž Le risque de la division
Face Ă cette forme de “mairie parallĂšle”, une question se pose pour les Rutissons :
â Cette dynamique est-elle une chance pour la dĂ©mocratie localeâŠ
⊠ou un risque de fracture durable pour le village ?
D’un cĂŽtĂ©, une vigilance accrue force la municipalitĂ© Ă la clartĂ©.
De l’autre, le mĂ©lange des genres entre ambition politique pour 2032, intĂ©rĂȘts personnels et action associative pourrait rendre le climat pesant.
Entre les “alexandrins” de la majoritĂ© et les “bulles” de l’opposition, le dialogue semble pour l’instant rompu.
đ Le rĂŽle de SVMVillage.fr
Dans ce contexte de “campagne permanente”, votre portail SVMVillage.fr reste plus que jamais mobilisĂ©.
đŻ Notre objectif ?
Ne pas ĂȘtre une voix de plus dans le conflit, mais un espace oĂč l’information est :
â
vérifiée
â
comparée
â
accessible Ă tous
⊠sans parti pris.
đĄ Lâinfo en plus : Ălus minoritaires ou Association, quelles diffĂ©rences ?
Il est important de ne pas confondre les deux structures, car elles n’ont ni les mĂȘmes droits, ni les mĂȘmes devoirs.
- Les Ălus Minoritaires (au Conseil Municipal) : Ils sont les reprĂ©sentants officiels de leurs Ă©lecteurs au sein de l’institution. Ils ont un droit d’accĂšs aux dossiers de la mairie, participent aux votes et aux commissions officielles. Leur parole engage leur responsabilitĂ© d’Ă©lu.
- LâAssociation (loi 1901) : C’est une personne morale de droit privĂ©, indĂ©pendante de la mairie. Elle est libre de sa communication et de son financement (cotisations). Elle n’a aucun pouvoir de dĂ©cision juridique au sein du village, mais dispose d’une libertĂ© de parole totale. Elle peut mener des actions (Ă©vĂ©nements, recours, pĂ©titions) qu’un groupe d’Ă©lus seul ne pourrait pas toujours porter.
Le risque de confusion : Lorsque les membres d’une association sont aussi des Ă©lus, la limite entre “action citoyenne” et “mandat politique” devient poreuse. Câest ce mĂ©lange des genres qui peut donner ce sentiment de “mairie parallĂšle”.


