En cette fin d’août, le constat est partagé par de nombreux habitants à Saint-Vincent-de-Mercuze : le moustique tigre continue de gâcher nos soirées au jardin et nos moments en extérieur.
Si vider les coupelles d’eau stagnante chez soi est un réflexe indispensable, cela ne suffit plus toujours à l’échelle d’un quartier. Pour réduire réellement la nuisance, l’effort individuel a besoin d’un coup de pouce collectif.
🐝 L’exemple des frelons asiatiques
Dans notre village, des solutions collectives ont déjà montré leur efficacité : la distribution de pièges contre le frelon asiatique. Cette initiative de la mairie a prouvé qu’un équipement simple, mis à disposition des habitants, permet de protéger notre cadre de vie.
Pourquoi ne pas appliquer une démarche collective similaire face au moustique tigre ?
🏘️ Ce qui se fait dans d’autres communes
Dans plusieurs villages et villes, des mesures très concrètes ont été mises en place pour aider les habitants à lutter collectivement contre le moustique tigre.
- Juste à côté de chez nous, Crolles agit déjà : notre voisine a choisi de travailler avec l’Entente Interdépartementale Rhône-Alpes pour la Démoustication (EIRAD). La commune prend notamment en charge le traitement régulier des regards et avaloirs d’eaux pluviales sur le domaine public. Les habitants peuvent également bénéficier de conseils, dematériels et de diagnostics pour identifier les lieux favorables à la prolifération des moustiques. Une démarche qui repose clairement sur une idée simple : face au moustique tigre, c’est aussi à l’échelle du quartier que la lutte se joue.
- Des aides financières pour s’équiper : certaines communes proposent une participation à l’achat d’un piège extérieur. À Mionnay, par exemple, la commune a voté en 2026 une aide de 50 % du prix d’achat, plafonnée à 50 € par foyer, avec une enveloppe de 2 000 €. À Caluire-et-Cuire, une aide similaire existe pour les particuliers et les copropriétés.
- Des dispositifs communaux reconduits : Livron-sur-Drôme a renouvelé en 2026 son aide financière pour l’achat de pièges à moustiques, afin d’encourager les habitants à participer à une démarche collective.
- La protection des espaces publics : selon les solutions retenues, une commune peut également réfléchir à des dispositifs ciblés dans certains lieux sensibles ou très fréquentés.
💰 Un budget mesuré pour le village
Pour une commune de la taille de Saint-Vincent-de-Mercuze (environ 620 foyers), une enveloppe communale de quelques milliers d’euros pourrait permettre de lancer une première expérimentation.
À titre d’exemple, une aide de 30 € accordée à 100 foyers représenterait 3 000 €. Une enveloppe comprise entre 3 000 € et 5 000 € permettrait donc d’accompagner un nombre significatif d’habitants, selon le dispositif retenu.
Ce type de budget existe déjà ailleurs : à Caluire-et-Cuire, une enveloppe maximale de 4 000 €, puis de 5 000 €, a notamment été consacrée à l’aide à l’acquisition de pièges.
💬 L’action SVMVillage
Afin d’apporter des réponses concrètes aux Rutissons, nous adressons cette semaine un courrier à la Mairie ainsi qu’au groupe d’opposition « Réunissons les Rutissons ».
Nous leur demandons si un dispositif d’aide ou d’achat groupé de pièges (à l’image de ce qui a été fait pour les frelons) est à l’étude pour le village.
Nous publierons leurs réponses dès réception !
⚠️ Une solution parmi d’autres
Bien entendu, les pièges ne constituent pas une solution miracle. La suppression des eaux stagnantes et des lieux de reproduction reste la première action à mener chez soi.
Mais lorsque la nuisance devient importante à l’échelle d’un quartier ou d’un village, une action coordonnée peut permettre d’accompagner les efforts individuels et d’encourager davantage d’habitants à agir.
🦟 Et vous, Rutissons, qu’en pensez-vous ? Seriez-vous intéressés par un piège anti-moustiques subventionné ou par une opération collective organisée par la commune ? Donnez-nous votre avis en commentaire !



Moustiques à Saint-Vincent : l’opposition répond, la Mairie reste muette
Suite à la publication de notre article du 21 août dernier concernant la lutte contre le moustique tigre et la possibilité de s’inspirer des campagnes de pièges à frelons, SVMVillage avait sollicité la municipalité ainsi que le groupe d’opposition « Réunissons les Rutissons ».
La réponse de « Réunissons les Rutissons »
Le collectif d’opposition nous a apporté une réponse détaillée. S’ils partagent le constat d’une gêne forte durant l’été, ils ont fait le choix de ne pas inscrire ce sujet aux questions diverses du conseil municipal de septembre, focalisé sur le PADD (Plan d’Aménagement et de Développement Durable).
Considérant qu’une question posée fin octobre recevrait une réponse évasive du type « ce n’est plus la saison », le groupe a inscrit le sujet dans son calendrier de travail pour le printemps prochain. L’objectif affiché est d’interpeller la majorité au moment opportun pour pousser à l’adoption de mesures concrètes avant le retour des beaux jours.
Côté Mairie : pas de retour à ce jour
Du côté de l’équipe municipale, notre sollicitation est à ce jour restée sans réponse.