à Saint-Vincent, le changement est programmé pour juin 2027. Une réunion publique est prévue le 28 septembre. Mais beaucoup de questions restent encore sans réponse.
đ Lundi 28 septembre 2026 â 19 h
đ Salle des fĂȘtes de Saint-Vincent-de-Mercuze
La collecte des dĂ©chets, c’est le genre de service auquel on ne pense guĂšre⊠jusqu’au jour oĂč son fonctionnement change.
Et justement, ça va changer.
Depuis le 1er janvier 2026, Le Grésivaudan a repris la compétence « gestion et valorisation des déchets » pour les 16 communes qui dépendaient auparavant du SIBRECSA, dont Saint-Vincent-de-Mercuze.
Pour notre commune, le nouveau dispositif doit ĂȘtre dĂ©ployĂ© lors de la premiĂšre phase, en juin 2027.
Autrement dit : dans quelques mois, notre maniÚre de jeter nos déchets pourrait changer assez profondément.
Et pour l’instant, beaucoup de questions restent posĂ©es.
đ Pourquoi tout change ?
Il faut d’abord revenir au SIBRECSA.
Créé en 1966, ce syndicat regroupait 43 communes. AprÚs des difficultés financiÚres apparues à partir de 2024, sa dissolution a finalement pris effet le 31 décembre 2025.
Depuis le 1er janvier 2026, Le Grésivaudan a donc repris la compétence déchets pour les 16 communes concernées.
L’objectif affichĂ© est notamment d’harmoniser les systĂšmes de collecte sur l’ensemble du territoire et de rĂ©aliser des Ă©conomies.
Cela doit passer par :
đ le renouvellement des vĂ©hicules de collecte
â»ïž l’harmonisation et l’amĂ©lioration du tri
đïž de nouvelles colonnes adaptĂ©es
đ une rĂ©vision du nombre et de l’emplacement des points d’apport volontaire
Le calendrier est déjà établi.
đ Saint-Vincent fait partie de la premiĂšre vague
Le nouveau dispositif doit ĂȘtre dĂ©ployĂ© Ă Saint-Vincent-de-Mercuze en juin 2027, avec six autres communes.
Le changement n’est donc plus une hypothĂšse lointaine.
Il est programmé.
đ Et concrĂštement, qu’est-ce qui va changer pour les Rutissons ?
C’est Ă©videmment la grande question.
Aujourd’hui, dans de nombreux quartiers, un camion passe devant les habitations pour collecter les ordures mĂ©nagĂšres.
Pour les emballages, le papier ou le verre, il faut dĂ©jĂ se dĂ©placer jusqu’aux conteneurs.
Le nouveau systĂšme devrait modifier cette organisation, avec une place beaucoup plus importante donnĂ©e aux points d’apport volontaire (PAV).
đ Des conteneurs regroupĂ©s
L’idĂ©e est de disposer de points regroupant diffĂ©rents types de dĂ©chets dans des colonnes adaptĂ©es.
Mais derriĂšre ces trois mots â « points d’apport volontaire » â se cache une rĂ©alitĂ© trĂšs concrĂšte.
OĂč seront-ils ?
Ă quelle distance de chez nous ?
Combien y en aura-t-il ?
Qui devra faire quelques dizaines de mÚtres⊠et qui devra prendre sa voiture ?
Et surtout :
Le camion continuera-t-il Ă passer devant chaque maison pour les ordures mĂ©nagĂšres, ou faudra-t-il dĂ©sormais les apporter soi-mĂȘme ?
C’est probablement l’une des premiĂšres rĂ©ponses que les habitants attendent.
đ Les choses vont bientĂŽt devenir trĂšs concrĂštes
Ă partir du 19 octobre 2026, des panneaux doivent ĂȘtre installĂ©s dans le village pour matĂ©rialiser les emplacements envisagĂ©s pour les futurs points de collecte.
C’est une Ă©tape importante.
Car à partir de ce moment-là , la réforme ne sera plus seulement une affaire de réunions, de cartes et de documents administratifs.
Elle apparaĂźtra dans nos rues.
Et avec elle, forcément, des questions :
- pourquoi cet emplacement plutĂŽt qu’un autre ?
- quelle distance pour les habitants concernés ?
- quelle accessibilité ?
- quelles nuisances pour les riverains ?
- quelle sécurité pour les piétons et les automobilistes ?
đ» Quid de ceux qui ne seront pas Ă la salle des fĂȘtes ?
Une réunion publique est prévue le lundi 28 septembre à 19 heures.
C’est Ă©videmment une bonne chose.
Mais nous sommes en 2026.
Ă l’heure des visioconfĂ©rences, des rĂ©unions Ă distance, des retransmissions et de l’information numĂ©rique, une question mĂ©rite d’ĂȘtre posĂ©e :
Quid des habitants qui ne pourront pas ĂȘtre dans la salle des fĂȘtes lundi soir ?
Parce que tout le monde ne pourra pas ĂȘtre prĂ©sent.
Certains travailleront.
D’autres auront des enfants Ă garder.
Certains seront absents de la commune.
Des personnes ĂągĂ©es ou ayant des difficultĂ©s Ă se dĂ©placer ne viendront peut-ĂȘtre pas.
Et certains habitants ne souhaiteront tout simplement pas assister à une réunion publique.
Cela signifie-t-il pour autant qu’ils doivent ĂȘtre moins bien informĂ©s ?
đ± Il existe pourtant des solutions simples
đ„ Une visioconfĂ©rence, pour ceux qui ne peuvent pas se dĂ©placer.
đș Un enregistrement de la rĂ©union, disponible ensuite en ligne.
đ La prĂ©sentation et les questions-rĂ©ponses, publiĂ©es sur internet.
đ Une carte des emplacements envisagĂ©s, facilement consultable.
đŹ Une possibilitĂ© de poser des questions ou de faire des remarques en ligne.
Ce serait finalement assez simple.
Et cela permettrait de transformer une réunion publique de deux heures en véritable information publique accessible au plus grand nombre.
đ Et aprĂšs la rĂ©union ?
La concertation ne devrait d’ailleurs pas s’arrĂȘter le 28 septembre.
Un numĂ©ro vert doit ĂȘtre activĂ© :
âïž 0 801 902 273
Il permettra notamment aux habitants de poser leurs questions concernant les points d’implantation ou de demander des rĂ©unions de terrain.
Une possibilité intéressante.
Mais lĂ encore, une question se pose :
comment les habitants sauront-ils précisément ce qui est envisagé prÚs de chez eux ?
Une carte en ligne des futurs emplacements serait probablement le moyen le plus simple de rendre cette information accessible Ă tous.
đ Ce qui pourrait ĂȘtre mieux
Il ne faudrait Ă©videmment pas prĂ©senter cette rĂ©forme uniquement sous l’angle des contraintes.
Le nouveau dispositif doit aussi apporter des améliorations :
đ du matĂ©riel renouvelĂ©
â»ïž des consignes de tri harmonisĂ©es
đïž des colonnes modernisĂ©es et mieux adaptĂ©es
đ une organisation commune sur le territoire
đ¶ des Ă©conomies recherchĂ©es grĂące Ă l’harmonisation
Le GrĂ©sivaudan prĂ©sente cette Ă©volution comme un moyen d’assurer une meilleure Ă©quitĂ© du service public et une meilleure lisibilitĂ© pour les habitants.
Sur le papier, l’objectif peut donc parfaitement se comprendre.
Mais un changement de systĂšme ne se juge pas uniquement sur le papier.
Il se jugera dans la vie quotidienne.
â ïž Ce qui peut inquiĂ©ter
Car pour certains habitants, la réforme peut aussi signifier une nouvelle contrainte :
il faudra davantage se déplacer pour jeter ses déchets.
Et cela n’a pas les mĂȘmes consĂ©quences pour tout le monde.
Pour une famille motorisée, quelques centaines de mÚtres supplémentaires peuvent sembler anecdotiques.
Pour une personne ĂągĂ©e, isolĂ©e ou ayant des difficultĂ©s Ă se dĂ©placer, c’est une autre histoire.
Il faudra donc ĂȘtre particuliĂšrement attentif Ă :
âż l’accessibilitĂ© des points
đ¶ leur distance par rapport aux habitations
đ leur accessibilitĂ© en voiture
đ les nuisances sonores, notamment autour du verre
đ les odeurs en pĂ©riode chaude
đź les risques de dĂ©pĂŽts sauvages
đ la frĂ©quence de vidage
đł l’intĂ©gration dans le paysage
đŠ la sĂ©curitĂ© des accĂšs et de la circulation
Et surtout :
Que se passera-t-il lorsqu’une colonne sera pleine ?
đïž Quel est rĂ©ellement le rĂŽle de la mairie ?
C’est une autre question importante.
La compétence « déchets » est désormais intercommunale.
C’est donc Le GrĂ©sivaudan qui porte la politique globale du service.
La mairie n’est pas seule dĂ©cisionnaire sur l’organisation gĂ©nĂ©rale de la collecte.
Mais cela ne signifie pas qu’elle n’a rien Ă dire.
Bien au contraire.
Le choix des emplacements est un sujet trĂšs local.
Il concerne directement :
- la voirie ;
- la sécurité ;
- le voisinage ;
- le paysage ;
- l’accessibilitĂ© ;
- les déplacements des habitants.
Les informations communiquĂ©es pour la concertation parlent d’ailleurs d’emplacements envisagĂ©s par la commune et Le GrĂ©sivaudan.
La mairie a donc un rĂŽle Ă jouer pour dĂ©fendre les intĂ©rĂȘts des habitants dans cette phase de mise en place.
đ€ Une question mĂ©rite donc d’ĂȘtre posĂ©e :
Jusqu’oĂč la commune peut-elle peser sur le choix dĂ©finitif des emplacements ?
Et surtout :
Qui aura le dernier mot si un emplacement proposé pose problÚme aux habitants ?
VoilĂ des questions que les Rutissons sont en droit de poser.
â Les questions qui comptent vraiment
Au fond, derriÚre cette réforme, cinq grandes questions intéressent les habitants.
đïž 1. Que devient le porte-Ă -porte ?
Le ramassage actuel des ordures ménagÚres sera-t-il supprimé ?
Y aura-t-il des exceptions ?
Quelle sera la fréquence du nouveau service ?
đ 2. OĂč seront les futurs points ?
Combien ?
OĂč ?
Pourquoi ces emplacements ?
Quelle distance pour les habitants ?
Et qui aura le dernier mot ?
âż 3. Qu’est-il prĂ©vu pour ceux qui ne peuvent pas se dĂ©placer ?
Personnes ĂągĂ©es, personnes isolĂ©es, personnes Ă mobilitĂ© rĂ©duiteâŠ
Quel dispositif leur sera proposé ?
đ¶ 4. Combien coĂ»tera cette rĂ©organisation ?
Quelles économies sont réellement attendues ?
Quelles conséquences financiÚres de la disparition du SIBRECSA restent encore à absorber ?
đ» 5. Comment seront informĂ©s ceux qui ne peuvent pas assister aux rĂ©unions ?
Parce qu’une information publique ne devrait pas ĂȘtre rĂ©servĂ©e Ă ceux qui peuvent ĂȘtre prĂ©sents physiquement Ă 19 heures.
đ Ă suivreâŠ
Le calendrier est désormais posé :
đ 28 septembre : rĂ©union publique
đ 19 octobre : matĂ©rialisation des emplacements envisagĂ©s
đïž Juin 2027 : mise en Ćuvre du nouveau dispositif
Entre ces trois dates, il faudra surtout regarder ce qui sera dĂ©cidĂ©, oĂč seront implantĂ©s les futurs points de collecte et ce que cela changera rĂ©ellement pour les habitants.
Parce que nos poubelles, elles, ne lisent pas les communiqués.
Elles finiront bien quelque part. đ


